Salaire minimum : la population vaudoise privilégie une approche équilibrée
Pully, le 14 juin 2026 – À l’issue de la votation cantonale sur le salaire minimum, la population vaudoise a rejeté l’initiative portée par les syndicats. Dans le cadre de la question subsidiaire, elle a également exprimé une préférence pour le contre-projet élaboré par le Conseil d’État.
Pour la Fédération des Métiers de l’Accueil et du Goût (FMAG), ce résultat traduit la volonté de privilégier des solutions tenant compte des réalités économiques des entreprises et des mécanismes de dialogue social existants.
Le soutien exprimé en faveur du contre-projet souligne notamment l’importance accordée à plusieurs principes essentiels : la primauté des conventions collectives de travail, une indexation concertée entre partenaires sociaux ainsi que la prise en compte des spécificités de certains secteurs d’activité.
Aux côtés des autres organisations réunies au sein du comité de campagne, la FMAG a défendu une approche privilégiant le dialogue social, la prise en compte des réalités économiques et le respect des conventions collectives de travail.
« Le peuple a tracé une ligne claire : il ne souhaite pas d’un salaire minimum uniforme et déconnecté des réalités du terrain. Les discussions qui s’ouvrent désormais devront tenir compte des préoccupations des entreprises et des partenaires sociaux », relève Gilles Meystre, président du comité de campagne.
La FMAG suivra avec attention les travaux législatifs qui découleront de cette décision populaire. En tant qu’acteur représentatif des métiers de l’accueil et du goût, elle entend poursuivre son engagement en faveur d’un modèle fondé sur le dialogue social, la responsabilité partagée et des solutions adaptées aux réalités des entreprises comme des collaborateurs.
Cette votation rappelle l’importance de construire des réponses équilibrées, conciliant protection des travailleurs, attractivité des métiers et pérennité du tissu économique vaudois.
